Les églises et les presbytères de la paroisse

Les églises de 1713 à aujourd'hui

Première église

C’est en 1713 qu’est reconnue  officiellement la paroisse de Pointe-Claire, connue sous le nom de Saint-François-de-Sales. Le découpage territorial résultait alors d’une division des paroisses de Lachine et de Sainte-Anne-du-bout-de-l’île. À cette date, on considère que le nombre de colons justifie l’édification d’une église qui permette de répondre aux besoins du culte et à leur encadrement.

De 1699 à 1713, aucune autorité religieuse n’était établie en permanence à Pointe-Claire. En fait, les curés provenaient de Lachine et de Saint-Louis-du-bout-de-l’île. Parmi ceux-ci, René-Charles de Breslay demeure le plus important. Pointe-Claire ne pouvait compter sur la présence d’un curé en résidence permanente tant et aussi longtemps qu’il n’y aurait pas d’église bâtie selon les règles. C’est donc le 17 octobre 1713 qu’est inaugurée la première église.

Attribuée à l’ingénieur militaire français Josué Dubois Boisbertelot de Beaucours, cette église bâtie en pierre s’étend sur 30 pieds de largeur par 60 pieds de profondeur et portera le nom de Saint-François-de-Sales.

Six mois plus tard, le 1er mars 1714, cette église apparaît sous le nom de Saint-Joachim-de-Pointe-Claire. Elle est située en partie sous l’église actuelle, qui est la quatrième église sur ce site.

Après l’inauguration de la seconde église, la première devint tour à tour une salle paroissiale et un hangar pour le curé du village, pour être finalement démolie en 1822.

Deuxième église

Devant l’augmentation sans cesse croissante de la population, il fallut bientôt songer à construire une nouvelle église. Lors d’une assemblée tenue dans la maison presbytérale, le 8 juillet 1742, il est convenu d’imposer une taxe qui servira uniquement à financer les travaux de construction de la deuxième église, laquelle ne verra le jour qu’en 1750.

Cette nouvelle église de 105 pieds de longueur par 40,5 pieds de largeur s’inspire beaucoup de l’architecture de l’église d’Oka, affichant deux colonnes en façade de laquelle s’élançait une flèche octogonale munie d’un clocher mais aussi d’une lanterne.

La bâtisse était basse avec des fenêtres cintrées, le tout d’une grande simplicité qui n'était pas dépourvue d’élégance. Sa cloche, baptisée Marie-Joseph, avait été coulée à Londres, le 17 août 1771, par Park et Chapman.

Le terrain de la première église avait été donné par les Sulpiciens, sans écrit officiel; le Séminaire en accordera un nouveau, le 3 février 1751.

Troisième église

Le premier jour du mois d’août 1857, une requête de la majorité des francs tenanciers de la paroisse de Saint-Joachim, adressée à Monseigneur Ignace Bourget, décrit l’état lamentable de leur église maintenant centenaire. À la suite de longues démarches, l’exécution du plan de la nouvelle église fut confiée à Monsieur Victor Bourgeau, à l’architecte Alcibiade Leprohon et à François-Xavier Archambault, entrepreneur. La décoration intérieure sera réalisée de 1879 à 1881 faisant suite à la réalisation de l’ensemble architectural terminé en 1876.

La construction en était à son stade final, lorsque, le 17 avril 1881, un samedi saint, le feu se déclara dans le grenier de la vieille église. Malgré les efforts soutenus des citoyens pour contenir les flammes, celles-ci, attisées par un vent violent, se propagèrent à la nouvelle église qui fut complètement détruite. L’ancienne église connut, elle aussi, le même sort. Le 18 avril 1881, soit le jour de Pâques, un jeune homme de 22 ans, Albini Daoust, fils de Charles Daoust et de Cléophire Duscheneau, est décédé suite à son implication à sauver l'église des flammes.

Quatrième église

Durant l’été 1881, on utilise la chapelle du couvent afin de célébrer les offices. L’hiver suivant, il fut possible d’utiliser la nouvelle sacristie en attendant que ne soit terminée la construction de la nouvelle église.

Deux années après le terrible sinistre, les citoyens de Pointe-Claire purent enfin admirer  leur nouvelle  église dans toute sa splendeur. Elle mesurait 130 pieds de longueur par 50 pieds de largeur.

Le plan architectural correspond en tout point à celui élaboré par Victor Bourgeau pour la troisième église. Les travaux de cette nouvelle construction sont terminés en 1883.

C’est à Monseigneur Charles-Édouard Fabre, qui fut curé à Pointe-Claire de 1852 à 1854, que revint le privilège de consacrer l’église et l’autel sous le vocable de Saint-Joachim, le 15 septembre 1885.

La cloche Marie-Joseph fut refondue et rebaptisée Marie-Joachim. On lui adjoignit deux autres compagnes - cloches - portant les noms de Jean-Rémy et Joseph-Charles.

Les presbytères

Premier presbytère

Le premier presbytère, bâti en 1705, fut agrandi en 1786 pour être démoli en 1848. Construit en bois, il servait à célébrer les mariages avant la construction de la première église de Pointe-Claire, en 1713. Près de ce presbytère se trouvaient une écurie et une remise, de même que des bâtiments en bois.

Deuxième presbytère

La construction d’un deuxième presbytère amène la démolition du premier en 1848. C’est alors qu’une grande maison traditionnelle est construite par l’entrepreneur Narcisse Prévost et un bon menuisier, Basile Daoust.

Le nouvel édifice possède une maçonnerie de pierre brute sur trois côtés, et la façade principale est conçue en pierre de taille bouchardée. Une toiture à deux versants avec lucarnes surmonte les murs et un avancement du larmier permet, à l’avant, la présence d’une galerie.

Le corps de maçonnerie de cette résidence sera conservé lors de l’importante transformation du bâtiment, en 1913, selon les plans de l’architecte Théodore Daoust. On ajoute alors un étage et une mansarde percée de nombreuses lucarnes, dont les toitures sont de forme pyramidale, alors qu’elles étaient couronnées initialement de fleurons.

Une nouvelle galerie, avec colonnes à chapiteaux ioniques, ceinture l’édifice sur trois côtés. Un balcon la surmonte au centre de la façade principale; il possède également un toit pyramidal que domine un fleuron. L’ardoise recouvre les toitures et les pans de mur du second étage.

Des travaux de réfection auront lieu par la suite, en 1954. Ils feront disparaître notamment les moulurations de la corniche, ainsi que d’autres éléments décoratifs, mais l’essentiel de la forme extérieure a survécu à l’usure du temps.

 

Petite histoire de Saint-joachim parue dans le West-End Times et dont l'auteur est M. Dick Nieuwendik et sa version française traduite par Étienne Shalom

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