Chères paroissiennes, chers paroissiens
Dans une émission à Télé-Québec, récemment, l’ineffable Boucar Diouf demandait à Gilles Vigneault, 97 ans, ce qu’il souhaitait aux générations qui le suivent. Et Vigneault de répondre candidement : « L’intention de la paix ». L’expression inclut à la fois le désir de la paix et l’engagement à la réaliser. L’intention suppose un acte, le fait de se proposer un certain but et de prendre les moyens de l’atteindre. C’est plus qu’un vague souhait. C’est une implication de la volonté et des forces vives d’une personne. À chacun de faire sa part pour bâtir la paix comme on érige patiemment, méticuleusement, un pont reliant deux rives
Dans la première lecture de la messe de Noël, le prophète Isaïe annonce la venue du messie, de l’envoyé de Dieu, qu’il désigne par quatre beaux noms : « Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix ». Grâce à lui, la paix sera sans fin. C’était déjà le profil de Jésus huit siècles avant l’heure
Et 2000 ans plus tard, nous avons bien besoin encore et plus que jamais d’un Prince-de-la-Paix, de la présence et de l’agir du Christ vivant. Les guerres se multiplient sur la terre, les conflits déchirent des pays, des familles, des amis. Qu’est-il advenu de l’intention de la paix
Joyeux Noël à vous qui me lisez, à ceux et celles que vous aimez, à ceux et celles que vous n’aimez pas assez. Je vous souhaite d’être habités par l’intention de la paix que Jésus est venu insuffler aux humains de toute la terre, enfants de son Père
Alain Roy, curé