Chères paroissiennes, chers paroissiens,

Tout au long de l’année, la forêt m’attire. J’ai besoin d’une bonne dose de bois, de lacs, de rivières,de sentiers, d’odeur sauvage. La fréquentation de la forêt voisine pour moi l’expérience mystique. Je côtoie le mystère. Ce qu’elle recèle me fascine. Qu’est-ce qui se cache derrière ces bouleaux, érables, résineux et buissons? La forêt regorge de vie. J’adore pister les animaux, distinguer les empreintes des orignaux, des cerfs, des loups, des lynx, des ours ou des lièvres en hiver. Surprendre un renard, une martre, un raton. Je me souviens, il y a longtemps, d’avoir trouvé au petit matin, des pistes fraîches d’orignaux dans la neige. Ils étaient deux. Je me suis longuement lancé à leur poursuite sans pouvoir, malheureusement, les rattraper. Mais la sensation que j’ai éprouvée alors était indescriptible. J’ai approché des cerfs au point de presque les toucher. Je me suis trouvé face à face avec un caribou. Nous nous sommes quittés bons amis.

Je fais la même expérience avec le Seigneur. Je cherche ses pistes fraîches. Une parole, un événement, un hasard trompeur, une rencontre, un temps de prière, un sacrement, une méditation, une lecture, une chanson entendue à un moment-clé de ma vie me lancent à sa poursuite. Je suis un pisteur de Dieu.

En commençant une nouvelle année pastorale, c’est ce qui me motive alors que l’actualité politique, économique et sociale nous inquiète et nous désarçonne. Le Seigneur n’est jamais décevant ni absent. Il est discret mais il laisse des traces.

Bonne rentrée sur la piste de Dieu.

Alain, curé